L’unité d’orthoptie

Cette unité regroupe l’orthoptie, l’ophtalmologie et l’optique.

La rééducation orthoptique basse vision s’adresse à des patients ayant un potentiel visuel susceptible d’être évalué ou optimisé. Ce travail est proposé lors de l’entretien d’admission et se fait sous le contrôle d’un orthoptiste.
La durée d’une séance est d’environ 45 minutes en respectant des pauses visuelles. Le rythme est en fonction du type de la déficience visuelle et du projet thérapeutique.

Le bilan orthoptique

Femme pointant du doigt une image sur un écran d’ordinateurIl a une importance capitale dans l’élaboration du programme de la rééducation. Il se réalise en étroite collaboration avec l’ophtalmologiste et l’opticien. Celui-ci peut uniquement avoir une valeur d’information pour l’ensemble de l’équipe rééducative et éducative, sans déboucher obligatoirement sur une prise en charge dans l’unité d’orthoptie. Ce bilan est réalisé au moyen de tests classiques (acuité visuelle, champ visuel, sensibilité au contraste, etc…) ainsi que d’autres matériels ajustés, calibrés et mis au point par l’orthoptiste. La mise en situation du patient est primordiale. L’observation est source de dialogue à propos des stratégies visuelles spontanément utilisées, de leur efficacité et de leur limite.

Examen du champ visuel d'un homme par un orthoptisteLe programme de la rééducation est défini en fonction des difficultés rencontrées et des besoins visuels exprimés par le patient. Son protocole est déterminé selon le type du déficit :

  • Déficit périphérique (partiel ou tubulaire)
  • Perturbation de l’image rétinienne
  • Déficit central
  • Anomalies des mouvements oculaires

La rééducation orthoptique

Femme lisant son horoscope dans un journal à l’aide d’un téléagrandisseurElle est adaptée à l’atteinte visuelle du sujet mais aussi à différents facteurs individuels (âge, motivation, environnement familial et social….). La rééducation est basée sur la connaissance des rôles respectifs de la rétine centrale et de la rétine périphérique face à la discrimination visuelle, les mouvements oculaires et l’organisation gestuelle. Ce travail commence par améliorer les mouvements oculaires. Il est intégré à tout programme de rééducation, quelle que soit la déficience visuelle visant à développer une nouvelle stratégie du regard. Des exercices de discrimination, de mémoire visuelle et de coordination perceptivo-motrice sont également proposés. En cas de réadaptation à la lecture, des exercices lexiques spécifiques seront ajoutés pour compléter ce travail.

En fin de rééducation, une grande partie des patients auront recours aux différents types d’aides optiques (éclairage adéquat, loupes, systèmes télescopiques, télé-agrandisseurs…) dont l’adaptation nécessite un apprentissage prothétique.
Il est donc souhaitable de ne pas investir dans différentes aides visuelles avant d’entreprendre une rééducation ; ceci dans le but de choisir la meilleure aide visuelle en fin de rééducation.

Quels que soient les moyens utilisés, le but reste d’optimiser le potentiel déjà existant et d’apporter une meilleure efficacité et un confort visuel. L’évaluation des résultats est avant tout qualitative, l’objectif n’étant pas le gain d’acuité visuelle.

Le rôle de l’ophtalmologiste

Le médecin ophtalmologiste tient une consultation hebdomadaire en étroite collaboration avec les orthoptistes, les infirmières et le médecin traitant.
Cette consultation consiste à assurer le suivi du traitement médical, à surveiller les pathologies évolutives (HTO, DMLA, Fortes myopies etc…) et à répondre aux doléances des patients.

Le rôle de l’opticien

Homme dessinant un jardin à l’aide d’une loupe éclairante grossissanteAu sein de l’équipe pluridisciplinaire, le rôle de l’opticien spécialisé en basse vision, est de mettre à la disposition de la personne malvoyante, les aides visuelles et protectrices lui permettant d’effectuer sa rééducation dans les meilleures conditions de confort visuel.

Quelques jours après son arrivée, le patient est reçu par l’opticien qui réalise un bilan optique. Cet examen permet de connaître les performances visuelles de départ et de tenter de les optimiser en vision lointaine (ex : déplacements, télévision, etc.) et rapprochée (ex : lecture, écriture, travaux manuels, etc.).

En vision de loin, pour répondre aux besoins de protection à la lumière électrique et solaire, des filtres colorés spécifiques seront déterminés puis testés, par comparaison, en dynamique, durant le séjour.
En vision de près, une aide grossissante optique ou électronique, ressortant de ces premiers essais, sera prêtée pour travailler sous la conduite de l’orthoptiste. Elle pourra évoluer, au cours du stage, en fonction des progrès constatés.